L’engagement de tous pour la réussite de la gestion des déchets en Vendée

Le Plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés (Pedma) de la Vendée fixe les orientations en matière de collecte et de traitement des déchets.

Le Pedma a été voté en septembre 2006 ; il a fait l’objet d’une révision simplifiée en décembre 2011.
Voici les principaux axes de ce Plan, qui délimitent le cadre du travail du syndicat départemental.

1 : La prévention et la réduction des déchets à la source.

Avec l’aide de l’Ademe, un Plan de prévention est porté par le Conseil Départemental et un Programme d’actions de prévention est conduit par Trivalis. Le syndicat départemental teste, organise et coordonne des actions pour réduire les déchets, actions menées par 8 collectivités pilotes et par lui-même. Le compostage individuel et de quartier fait partie de la réduction des déchets à la source. Le Plan révisé préconise 103 530 composteurs individuels à l’horizon de 2025. Le compostage de quartier repose sur les volontés locales. Quatre plateformes de compostage collectif sont aujourd’hui en fonctionnement complétées par une vingtaine de pavillons de compostage (notamment dans des collèges).

2 : L’amélioration des performances de collecte par l’optimisation des déchèteries, de l’organisation du tri.

Une charte Qualité des déchèteries de Vendée a été mise en place depuis 2008 par le Conseil Départemental, Trivalis et l’Ademe. Depuis, plus de 15 déchèteries, propriété des collectivités de collecte, ont été labellisées grâce aux dispositifs d’amélioration de l’accueil et du tri. De nouvelles filières de recyclage, entraînant un nouveau tri en déchèterie, sont recherchées et mises en place par le syndicat pour diminuer la quantité des déchets tout-venants voués à l’enfouissement.

3 : Un objectif de valorisations matière et organique maximales.

Les nouvelles filières de tri impulsées par le syndicat départemental et développées en déchèterie, aux côtés du tri des emballages réalisé à domicile ou en point d’apport volontaire, participent à l’augmentation de la valorisation matière (35 % en 2010). La mise en œuvre du traitement mécano-biologique va permettre d’augmenter en 2012, de manière sensible, la part de la valorisation organique qui représente plus de 16 % sur le traitement global en 2010.

balle de brique prêtes pour le recyclage
Des balles de briques prêtes pour le recyclage Photo F.Chappaz

4 : Des installations exemplaires et de proximité.

Le Plan prévoit 3 usines de traitement mécano-biologique (TMB) et de compostage pour traiter les ordures ménagères résiduelles. Deux sont en service à l’Ouest du département, la troisième en projet à l’Est. Les procédés industriels installés dans les usines vendéennes visent une qualité de compost supérieure à la norme en vigueur.
Sept installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) sont également prévues pour enfouir les refus du TMB, des centres de tri des emballages et aux encombrants de déchèterie non recyclables.
Quatre sites, nouvelle génération, sont en service et répartis sur le département. Des aménagements et des mesures spécifiques augmentent la sécurité des sites, au-delà de la réglementation elle-même

5 : Information, concertation et suivi.

Le Conseil Départemental, depuis 2004, a mené une démarche de concertation auprès de parties prenantes, et notamment les riverains, concernées par l’implantation d’équipements comme les usines de TMB et les ISD. Les projets, dans le détail, ont été présentés à ces personnes et des réponses apportées à leurs questions.
Une fois l’autorisation préfectorale obtenue et le démarrage des travaux engagés, un comité de suivi de chantier, toujours conduit par le Conseil Départemental avec la participation du syndicat, prend le relais du groupe de concertation. Des comités de riverains sont ou seront mis en place ici et là. La Clis, sous l’autorité du Préfet, prendra la suite de l’information et de la concertation des parties prenantes pendant toute la durée de l’exploitation du TMB ou de l’ISD.