Le 15 janvier dernier, les agents de déchèterie vendéennes se sont réunis pour une journée d’échanges dédiée à leur métier. Organisée par les collectivités du territoire ainsi que Trivalis, cette rencontre visait à mettre en lumière le rôle essentiel de ces agents ; vecteur de la qualité du tri.
Les agents de déchèterie, véritables relais des consignes de tri
Sur le terrain, l’agent de déchèterie est le premier maillon de la chaîne de valorisation des déchets. Grâce à son accueil du public, ses conseils et sa connaissance des filières, il participe à la bonne qualité du tri en déchèterie.
La baisse significative des déchets ultimes en Vendée est d’ailleurs un indicateur représentatif de leur travail quotidien avec 50 000 tonnes de déchets ultimes enfouis en 2003 contre près de 22 000 tonnes en 2025, soit une réduction de plus de moitié. Un résultat rendu possible grâce à l’amélioration continue du tri, le développement des filières de valorisation et l’implication des agents.
Une journée dédiée pour valoriser le rôle de ces agents
Afin de mettre en valeur le rôle des agents de déchèterie, Trivalis et ses collectivités adhérentes ont souhaité organiser une journée dédiée à leur métier afin notamment de revenir sur les évolutions de ces dernières années, mais aussi afin d’échanger avec les agents sur les problématiques qu’ils rencontrent dans leur quotidien.
Une matinée d’échanges autour des évolutions nationales et locales
La matinée a été consacrée à des présentations et retours d’expérience, permettant de replacer le travail des agents dans un cadre plus large : celui de l’évolution nationale de la gestion des déchets.
Depuis la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) de 2020, l’État a engagé des transformations significatives de ses pratiques au niveau de la revalorisation des déchets avec notamment :
- le développement de nouvelles filières REP (Responsabilité Élargie des Producteurs),
- le renforcement de la prévention des déchets,
- l’essor du réemploi.
Aux 12 filières REP initiales (emballages ménagers, papiers, équipements électriques et électroniques DEEE, éléments d’ameublement (DEA), produits textiles (TLC), piles, produits chimiques (DDS), pneumatiques, véhicules hors d’usage (VHU), bateaux de plaisance ou de sport, dispositifs médicaux perforants, médicaments), se sont ajoutées 11 nouvelles filières, parmi lesquelles les jouets, articles de sport et de loisirs, articles de bricolage et de jardin, ou encore les produits et matériaux de construction du bâtiment.
Basée sur le principe du pollueur-payeur, la REP repose sur l’action des éco-organismes, créés par les producteurs et agréés par l’État pour atteindre des objectifs précis de collecte et de valorisation.
Pour les agents, cela se traduit par :
- de nouveaux flux à identifier,
- des consignes de tri plus fines à expliquer aux usagers,
- une montée en compétences continue.
Une après-midi dédiée au devenir des déchets ultimes
L’après-midi était consacrée à la visite des sites d’enfouissement de Sainte-Flaive-des-Loups et de Tallud-Sainte-Gemme. Ces visites avaient pour objectif de montrer concrètement aux agents où finissent les déchets ultimes en Vendée, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent être ni recyclés, ni valorisés.
Du dépôt en déchèterie jusqu’à leur enfouissement, le parcours de ces déchets a été présenté pour rappeler l’importance des gestes de tri en amont pour limiter ces volumes. Une prise de conscience essentielle pour renforcer un peu plus l’implication des agents.


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